Archives pour la catégorie Solidarité

Même la guerre a ses règles: solidarité avec MSF

Je n’ai pas trop le temps de dessiner en ce moment, la rentrée, le boulot, des soucis… bref. Mais encore une fois, l’actualité s’invite sur le blog, et j’ai ressorti les crayons ce soir pour participer à une cyber-action.

Samedi 3 octobre, une vingtaine de personnes, patients et soignants, ont perdu la vie lors du bombardement d’un hôpital de Médecins Sans Frontières (MSF) en Afghanistan.

Je ne vais pas revenir dessus, vous avez lu les articles et vu les images tragiques.

Si j’en parle, c’est pour soutenir l’appel de MSF en faveur d’une commission d’enquête indépendante, afin que lumière soit faite sur ce bombardement. Parce que même la guerre a des règles qu’il faut respecter, comme l’a très bien dit la Joanne Liu, Présidente internationale de MSF dans un discours aux Nations Unies à Genève le 7 octobre.

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Alors, si vous voulez soutenir MSF et les humanitaires qui risquent leur vie quotidiennement pour venir en aide aux populations des pays en crise, faites-le savoir. Il suffit de poster un statut de soutien sur Facebook et les réseaux sociaux (par exemple « solidarité avec #Kunduz »). Pensez bien à utiliser les hashtags #kunduz et/ou #IndependentInvestigation. Tous les messages seront repris sur les sites de MSF et serviront à alimenter la campagne en faveur de la création d’une commission d’enquête indépendante, telle que prévue par les Conventions de Genève.

Vous pouvez également poster une photo avec une pancarte #kunduz (toutes les instructions pour cette cyber-action se trouvent sur le site de MSF Royaume-uni). Vous pouvez également réutiliser les images de ce post (mais n’oubliez pas d’ajouter le hashtag #Kunduz).

Ensemble, unissons-nous pour le respect du droit humanitaire.

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Nous sommes Charlie

J’étais ado. Je me souviens très vaguement de mes parents parlant d’un journal qui venait de renaître, et qui donnait lieu à une polémique. Ma mère disait qu’il fallait soutenir ce journal, pour des raisons qui me passaient un peu au-dessus de la tête. Le lendemain, en sortant du boulot, elle avait acheté ledit journal dans un kiosque, et s’était installée dans le RER pour une longue heure de trajet.

Une fois installée, nous a-t-elle raconté, elle avait déplié en grand le journal qu’elle avait acheté par « acte militant » (comme on dit maintenant). Et c’est comme ça que ma mère a découvert Charlie Hebdo dans le RER A bondé.

Il faut savoir que ma mère n’est pas française. Elle parle certes parfaitement le français, qu’elle a appris avec passion et amour. Mais malgré cette maîtrise absolument parfaite de notre belle langue, les subtilités de l’argot et des gros mots lui échappent un peu. Les gros mots, elle trouve ça vulgaire et ne les utilise pas. Point final.

Alors vous imaginez un peu le choc quand elle a ouvert Charlie Hebdo et que les dessins lui ont sauté à la tête. Sans parler des textes, écrit en police de caractère 400 et lisibles jusqu’à l’autre bout du wagon. Ma mère, qui pensait acheter une sorte de Canard Enchaîné bis, est restée sur les fesses (dans Charlie, ils diraient autre chose).

Evidemment, tous les gens entassés autour d’elle dans le RER se sont mis à lire par dessus son épaule, avec pas mal de stupéfaction.

Il faut savoir qu’à l’époque (j’ai regardé Wikipédia pour situer mes souvenirs), Charlie Hebdo n’existait plus. Le journal avait été publié de 1969 à 1981 et a disparu en 81 faute de lecteurs. Il est réapparu en 1992, à l’initiative entre autres de Philippe Val, Gébé, Wolinski et Cabu. Les souvenirs dont je vous parle remontent donc à 1992, et ce jour-là, Charlie Hebdo était une nouveauté pour beaucoup de gens.

Voilà donc ma maman, assise dans le RER bondé, avec un Charlie Hebdo déplié sur ses genoux et tout le wagon qui lit par dessus son épaule en se disant « elle cache bien son jeu la p’tite dame avec son tailleur BCBG ».

Ma maman a donc fait semblant de lire quelques pages de son Charlie Hebdo, en essayant de ne pas devenir toute rouge. Puis, en toute dignité, elle l’a soigneusement replié, l’a planqué tout au fond de son sac et a sorti « Le Monde », qui convenait mieux à une lecture dans le RER bondé.

En rentrant à la maison, elle nous a raconté toute l’histoire en riant aux larmes et a sorti l’objet du délit dans le salon. Et c’est ainsi que j’ai découvert Charlie Hebdo, en famille, et autour d’une bonne crise de rire.

Voilà.

Aujourd’hui, on est le 8 janvier 2015 et aujourd’hui, comme nous tous, je suis Charlie. Tenons bon.

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 (suite aux questions reçues sur Facebook, oui, vous pouvez réutiliser mes visuels sur ces événements, volontairement non signés pour laisser la priorité au message. Et pour en savoir plus sur l’auteur du visuel Je suis Charlie qui a fait le tour du monde, c’est par ici.)

Un sourire= un repas offert pour les Banques Alimentaires

Aujourd’hui, je suis sure que vous allez sourire (enfin, j’espère). Alors si je vous dis qu’en plus, votre sourire peut permettre d’offrir un repas à une personne dans le besoin, vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas sourire!

En effet, du 21 au 29 novembre, les Banques Alimentaires organisent une opération rigolote: il suffit de prendre la photo d’une personne souriante (vous, votre patron, vos enfants, votre chien…) avec un petit détail orange, et de la poster sur la page Facebook des Banques Alimentaires.

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L’avantage de KKP, c’est que le détail orange, il l’a en permanence sur la tête… pour lui, ce n’était donc pas bien difficile d’offrir un sourire orange aux Banques Alimentaires! Enfin, un sourire… un sourire… c’est vite dit: KKP est à l’âge où ne pas faire le cake devant l’objectif de l’appareil photo est quasiment impossible.

Cette belle grimace a donc permis d’offrir un repas aux Banques Alimentaires! Alors.. vous aussi, souriez et partagez votre photo sur la page Facebook des Banques Alimentaires. Et j’en profite pour vous dire que la collecte nationale aura lieu le weekend prochain, dans la plupart des supermarchés de France (collecte de denrées alimentaires par les bénévoles des Banques).